Facebook Twitter Gplus Google Maps E-mail
Home Jésus de Nazareth, dit « Christ » Jésus …réalise notre union à Dieu

Jésus …réalise notre union à Dieu

… réalise notre union à Dieu 14KB

Pourquoi le Fils de Dieu s’est-il fait homme ? Saint Augustin, grand théologien chrétien de l’Antiquité (354-430), répond à cette question en une phrase unique  : « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu ».

Comment comprendre cette phrase ? Au cœur de la foi chrétienne se trouve la conviction que Dieu a créé l’homme non seulement pour qu’il puisse se réaliser tant bien que mal dans le cadre limité de sa vie terrestre. Bien plus : Il l’a créé pour qu’il puisse trouver son plein épanouissement dans une relation d’amour avec Lui. Car seul Dieu, la Réalité absolue, aime infiniment chaque personne humaine et est capable de combler pleinement l’aspiration de l’homme au bonheur. C’est ce qu’exprime encore saint Augustin lorsqu’il dit : « Tu nous as fait pour Toi Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi ».

Autrement dit : selon la foi chrétienne, la quête du bonheur par l’homme n’aboutit que dans une relation, une communion intime avec Dieu. Et cette union, cette vie avec Dieu se réalise pleinement grâce à Jésus-Christ, Dieu fait homme.

Comment cela se réalise-t-il ? En devenant homme, le Fils de Dieu assume pleinement l’existence humaine, il partage toute notre vie, dans chacun de ses aspects : il naît et grandit, se développe, entre en relation avec les autres ; il partage nos joies et nos épreuves, nos réussites et nos échecs, nos souffrances et, finalement, notre mort. Bref : Jésus, c’est Dieu qui s’unit concrètement et pleinement à la condition humaine. « Dieu s’est fait homme… »
Sa façon de mourir, en particulier, va nous ouvrir à une relation nouvelle avec Dieu.
Lorsque ses contemporains entendent le message de Jésus, et qu’ils comprennent ce que ce message implique, ils le rejettent violemment : ils ne peuvent accepter un messie comme Jésus, ils ne peuvent accepter Dieu tel qu’il est présenté par Jésus… Jésus est arrêté et condamné à mort. Cloué sur une croix, selon le supplice romain, il meurt comme un criminel, abandonné de tous. Or, au lieu de répondre à cette violence par une violence « divine », ou de se soustraire à cette issue fatale, Jésus accepte ce rejet et cette mort, et va donc vivre jusqu’au bout sa mission : être en ce monde la Présence aimante de Dieu pour les hommes, assumer pleinement la condition de l’homme, y compris son rejet de Dieu. En tant que Dieu, il va prendre sur lui ce rejet, et offrir sa vie à son Père, dans un geste ultime d’abandon, dans un don d’amour total, à l’égard du Père et de tous les hommes.

Par ce don de sa propre vie, Jésus accomplit pleinement la volonté d’amour de Dieu. En tant qu’homme, il réalise pleinement la vocation de tous les hommes à vivre une relation d’amour intime avec Dieu.

Ce don total de Jésus à Dieu va déboucher sur sa résurrection : le troisième jour après sa mise au tombeau, Dieu ramène Jésus à la vie. Non pas à sa vie terrestre antérieure, mais à une vie nouvelle, différente, pleinement accomplie, qui n’est plus soumise à la mort. C’est dans cet « état » nouveau que Jésus, Fils de Dieu et homme, retourne dans l’éternité de la vie de Dieu : en tant que Dieu, il « retrouve » son statut divin ; et en tant qu’homme, il est le premier, dans l’histoire humaine, à accéder à la plénitude de la vie divine. En d’autres termes : en Jésus ressuscité, « l’homme devient Dieu », il partage désormais la vie même de Dieu.

C’est ainsi que, selon la foi chrétienne, Jésus, le Fils de Dieu fait homme, réalise le projet de Dieu sur l’humanité : en accueillant Dieu dans notre vie, à la suite de Jésus ; en donnant notre vie à Dieu, à la suite de Jésus ; en accueillant la vie nouvelle de Jésus ressuscité, nous pouvons, à notre tour, entrer dans cette relation nouvelle avec Dieu. Et ce, non seulement dans l’éternité de notre résurrection future, mais également dans notre existence concrète de tous les jours, à travers une relation de foi concrète en Jésus-Christ.

© Fondation Saint-Paul (www.fsp.be)